Tu es de ces enfants qui parlent au nom des Rois Avec dans le regard des soubresauts d'été, Quand le bleu délavé d'un ciel à court d'émois S'habille tout d'un coup d'une écharpe d'Aimer. Tu es de ces prairies où il fait bon poser Quelques larmes d'antan dessinées aux paupières, Se parlant une à une de souffrances passées Dans la nuit qui s'en va en soupirs et prières. Tu es de ces jardins où je cueille la fleur Bonté personnifiée creusée tout en sillons De chemins aux histoires où la Peine se meurt Dans une aube profonde où s'apprend le Pardon. Tu es de ces échos qui se cherchent au loin Lorsque s'ouvre le ciel sur les mots d'Aujourd'hui, Quand lueurs d'Autrefois se parlent en refrains, Des visions en cascade d'un gigantesque puits. Tu es couleur Tendresse qui jamais n'oubliera Les ondes parcourues en des siècles de Vie Sous les doigts d'un Destin qui n'a mené tes pas, Que d'un bout de mémoire à un sentier d'Ici. Tu es la main qui dit avoir enfin trouvé Le port rêvé en mer d'un appel toujours su, L'attrait fou d'un départ en coeur de supplié Et la course du Temps vers la route connue. Tu es le feu en mer que je vois lentement Apaiser ses tourments et renaître à la Vie, Poser jour après jour, et tout, tout doucement, Aux pieds de mon errance, un accord Infini. Tu es...