Paroles
**Couplet 1**
J’ai grandi là où les rêves s’éteignent sous les néons
Là où les petits parlent d’oseille avant l’école, négro
Le cœur en béton, les yeux rouges sous la capuche
Ici faut marcher droit, sinon la rue te fauche et te touche
Les poches vides mais la tête pleine de plans
On veut la villa, la mère loin des tourments
J’ai vu des frères tomber pour des billets violets
Le sourire en façade mais le fond tout est gelé
Les mains sales, l’âme propre, c’est le paradoxe
On fait les loups dehors, seul le soir ça boxe
Les souvenirs cognent comme les gyrophares
Chaque nuit j’rappe mes peines pour éviter le placard
**Refrain**
On roule dans la nuit, les phares percent le brouillard
Le cœur plein d’cicatrices mais le regard garde espoir
Même quand la vie cogne et que le ciel devient noir
On serre les dents, on avance, on veut voir plus loin qu’ce soir
On vient de loin, ouais, du froid et du vacarme
Des rêves dans les poches et la rage comme une arme
Mais sous la lune, j’me promets d’tenir encore
J’transforme mes blessures en billets et en or
**Couplet 2**
Le béton connaît mon blaze, il a vu mes défaites
Les vrais restent debout quand les faux font la fête
J’compte plus les nuits blanches à refaire le monde
Avec la haine qui monte et les pensées profondes
La vie met des coups, j’réponds avec du flow
Chaque rime est une balle, chaque phrase un écho
On veut toucher le ciel sans passer par la case
Où les sirènes chantent et où les vies se brisent
J’ai la dalle comme au premier jour sur le terrain
Toujours les mêmes rêves, toujours les poings serrés dans les mains
Si demain j’brille, c’est pour ceux qui n’sont plus là
Pour les frères partis trop tôt, pour les mères qui prient tout bas