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Tes jambes sont lourdes pour t’éloigner de ce comptoir,
Tu voudrais parler mais tu ne peux plus,
Tu essaies de te lever, de bouger au désespoir,
Tu ne t’aperçois même pas que tu as trop bu.
Tu râles et lorsque tu sors quelques mots,
C’est pour t’énerver et dire des grossièretés,
Tu ne vois même pas comme tu as l’air idiot,
Et ce soir encore, c’est nous qui allons trinquer.
L’alcool est une maladie,
Qui chaque jour détruit des vies,
Allez un dernier pour la route,
Pour certain le dernier sans doute.
Il est tard et au bruit des clefs dans la serrure,
Nos visages se figent et dans la maison quel silence,
Soudain des cris, des pleurs, vraiment très dur.
Je n’oublierais jamais ces moments de souffrance,
Et quelques fois tu ne rentrais même pas,
Où tu étais, ce que tu faisais, maman le devinait,
Tu étais dans d’autre bras ou au commissariat,
Elle en était malade et cela la rongeait.
L’alcool est une maladie,
Qui chaque jour détruit des vies,
Allez un dernier pour la route,
Pour certain le dernier sans doute.
Et puis tu es parti, il y a deux ans maintenant,
Oh ! Là où tu es maman le sait très bien,
Car jamais plus tu ne rentreras sous en criant,
L’alcool t’a rongé, et tu es mort un matin.
C’est bizarre à l’enterrement je n’ai pas pleuré,
Maman non plus, et personne ne lui en voudra,
Et aujourd’hui quand je la regarde rigoler,
Cela fait plaisir, c’est beaucoup mieux comme ça.
L’alcool est une maladie,
Qui chaque jour détruit des vies,
Allez un dernier pour la route,
Pour certain le dernier sans doute.
Musikstil
Cool Jazz, Blues, Mystery, Female Voice