Toi le breton de Quiberon Toi le marin sans confession Tu m’as donné quand j’étais mal La joie d’embarquer avec toi.
Toi le garçon de Portivy Tu m’hébergeas plusieurs nuits Et quand je n’avais pas le sou Tu étais là pour payer le coup.
C’est chez Alice qu’on allait, En rentrant de mer et accosté à quai Elle savait bien quoi nous servir Tu m’as fabriqué des souvenirs.
Moi j’étais un gars de la Sarthe Pas riche mais bout en train Dudule mon surnom était chouette Je mangeais du poisson à la place des rillettes.
Le soir après une dernière levée de casiers En terrasse on restait trainer avec ton Matelot que t’aimais bien, Le parle de Jeannot Egain.
Quand on avait pris l’apéro Plusieurs tournées n’étaient pas de trop ; Et tu entonnait RIQUITA en l’honneur De Georgette Plana.
Personne n’y trouvait rien à redire Notre vie portait les rires Des touristes médusés et envieux De cette liberté en ce magnifique lieu.
Pierrot, tu m'as donné ce dont j’avais toujours rêver, Beaucoup d’amour et d’amitié sans attendre en retour Quand dans ma vie il faisait noir, tu m’as appris Que certains soirs, après la nuit se lève le soleil.
Qu’ il était beau le soleil de Portivy quand Nous partions en mer avec une seule envie Celle d’étre bien sur la mer, d’être heureux, d’être ici. Que de beaux jours passés en ta compagnie.
Ton bateau s’appelait LA SUZANNE Et dans le port à son mouillage Sous un beau ciel d’azur, il avait de l’allure. Dudule l’a dit, c’était écrit.
Maintenant on est tous les deux che Saint-Pierre Toi t’étais pas très loin habitant Portivy Moi j’ai mis plus de Temps du Mans jusqu’ici Je suis arrivé en tire bouchon, c’était un signe Chez les bretons.