Text
[Intro]
Paul Gury.
Petit-fils de Bernard, ancien respecté.
Aujourd’hui ?
Un rebut, un cafard, un rien.
T’as sali l’sang, t’as trahi le nom.
[Couplet 1]
Ton grand-père portait des valeurs, toi t’portes du vide,
Il s’est battu droit, toi t’existes en mode suicide.
Lui il marchait tête haute, toi tu rampes dans l’ombre,
Lui c’était feu pur, toi t’es l’brouillard d’un monde.
T’as fui les cours, les gens, t’as fui chaque miroir,
T’es resté planté là, sans but, sans mémoire.
T’as jamais parlé, jamais su croiser les yeux,
T’as regardé les femmes comme on regarde un feu dangereux.
T’es tombé love d’une fille qui t’regardait même pas,
Une lesbienne nette, t’as mis un an à capter ça.
Tu t’imaginais futur père, elle t’imaginait mort,
Elle voulait l’amour vrai, toi t’étais un corps sans effort.
[Refrain]
T’es pas un homme, t’es pas vivant, t’es pas d’leur lignée,
T’es la honte d’un sang propre, l’erreur qu’on veut nier.
Paul Gury ? Un souffle inutile, une tache de plus,
T’es même pas digne d’un crachat de ton grand-père en plus.
[Couplet 2]
Et tu parles d’sexe ? Frère, t’étais quoi là-dedans ?
Un glaçon mou, sur une fille déjà sans fond.
Anorexique, sans voix, sans force, sans chaleur,
Elle t’a laissé la toucher comme on touche une erreur.
Tu dis "j’ai pas aimé" ? T’étais même pas là,
T’étais vide dans l’acte, sans présence, sans bras.
Elle a pleuré quand t’es parti, pas d’plaisir, juste l’poids,
De s’être offerte à un légume qui comprend pas.
T’es pas un homme, t’es un malaise habillé,
T’as l’odeur du néant, le regard désaligné.
T’as pas grandi, t’as végété dans la crasse,
Chaque jour, c’est une claque, mais t’appelles ça "ta place".
[Refrain 2]
T’es pas Bernard, t’es pas lignée, t’es pas mémoire,
T’es la version défectueuse d’un nom qu’on veut plus voir.
T’es une honte sur pattes, une erreur dans l’air,
Un cauchemar qui respire, un vide en colère.
[Outro]
Ton grand-père est mort avec fierté dans les yeux,
Toi t’iras sous terre avec un regard peureux.
On rayera ton blaze du marbre et des papiers,
Paul Gury… l’héritier qu’il fallait jamais nommer.