Текст песни
(Couplet 1)
Le silence parle plus fort que tous les cris,
Quand l’ombre danse dans ma tête et que la lumière s’enfuit,
J’ai le cœur serré, des pensées enchaînées,
Des larmes invisibles que personne veut regarder.
Le monde continue, moi j’suis figé dans l’brouillard,
Un sourire forcé pour masquer mes cauchemars,
Des nuits sans sommeil, des jours sans couleur,
La tristesse est ma complice, la douleur mon moteur.
On m’dit : « ça va passer », mais rien n’change au fond,
La pluie tombe dans mon crâne, la tempête a raison.
Des cicatrices muettes sur une peau fatiguée,
Des batailles intérieures que personne peut juger.
Le miroir me ment, le reflet s’efface,
J’vois qu’un étranger qui porte ma face.
Et dans ce monde où tout s’effondre en silence,
J’récite mes prières au bord de l’absence.
(Refrain)
On est seul avec nos démons, ouais, seul dans la nuit,
Même entouré de cent voix, le vide nous poursuit.
On est seul avec nos démons, ouais, seul dans la brume,
À crier sans un son sous une pluie sans lune.
On est seul avec nos démons, même quand le monde nous voit,
Les blessures invisibles font plus mal que les coups parfois.
On est seul avec nos démons…
Et personne comprend vraiment l’poids qu’on porte au fond.
(Couplet 2)
La dépression, c’est pas juste « être triste »,
C’est une guerre froide où l’espoir résiste.
C’est marcher dans un tunnel sans voir la sortie,
C’est s’battre pour respirer comme si l’air était interdit.
J’me noie dans mes pensées, j’étouffe dans mes silences,
Chaque sourire devient une arme de défense.
Le monde croit qu’je vais bien, car j’joue bien mon rôle,
Mais derrière le rideau, c’est l’néant qui contrôle.
J’ai fait des promesses que j’sais même plus tenir,
J’me parle dans le noir comme pour pas mourir.
La lumière est trop loin, ou p’t-être qu’j’suis trop bas,
Et le pire c’est d’voir qu’personne t’entend quand t’parles pas.
Les « ça ira mieux » résonnent comme des mensonges,
Comme des prières lancées dans un monde qui s’effondre.
J’voudrais crier ma douleur mais j’ai plus de voix,
Alors j’écris ces lignes pour pas m’perdre en moi.
(Couplet — Automutilation)
Y’a des batailles qu’j’peux pas dire à voix haute,
Alors j’parle avec des cicatrices sur ma peau.
Quand l’cœur hurle trop fort et qu’personne entend,
La lame devient une langue que seul l’sang comprend.
C’est pas pour mourir, c’est pour sentir qu’j’existe,
Quand la douleur physique semble moins triste.
Un cri silencieux gravé dans la chair,
Un moyen d’respirer quand tout l’reste est à l’envers.
Mais c’qu’elle efface dehors, elle détruit dedans,
Elle t’prend l’âme sans faire d’bruit, lentement.
Les marques disparaissent mais l’poids reste là,
Comme un secret qui t’enterre quand tu dors sur tes pas.
Et si tu m’écoutes, toi qu’le vide fait plier,
Sache qu’t’es pas seul dans c’combat oublié.
Ta peau mérite l’amour, pas la punition,
Ta vie vaut plus que ta douleur et ses prisons.