Contre la guerre que faut-il faire Bien malin celui qui le sait De millénaires en millénaires L'être humain n'en a pas assez La liste est longue des hécatombes Toute l'Histoire en est tracée
J'enfonce ici des portes ouvertes Sur le grand musée des horreurs Quelle chanson aura la main verte Pour y faire pousser quelques fleurs Quand c'est pour en fleurir les tombes Elles ne sont que des crève coeur
Hormis la colère et les larmes Les mots sont-ils de vrais outils Peuvent-ils vraiment sonner l'alarme Forcer les cœurs et les esprits Y a tant de gens pour qui le drame Chez l'autre n'est pas leur souci
Tant de gens qui sont nos semblables Et qui sont prêts à tout pour plaire A cet animal de la fable Qui ruse aux fins de satisfaire Son propre désir ineffable Aux dépens d'une soeur ou d'un frère
La poésie n'a pas de prise Parmi les esprits réfractaires Encore moins la psychanalyse Qui pour eux ressemble à l'enfer Bien que pourtant je m'autorise A la mettre en jeu dans mes vers
Une chanson ne peut pas tout dire Tout dire on ne le peut jamais Lacan inventa le mi-dire Pour évoquer la vérité Du réel qui défie la science Peut-être pour l’éternité
Comment terminer ma complainte Telle une bouteille à la mer Quand comme une bougie éteinte Mon corps sera six pieds sous terre C'en sera fini de mes plaintes Contre la bêtise et la guerre
C’en sera fini de mes plaintes Contre la bêtise et la guerre