Lyrics
L'orchestre militaire, au milieu du jardin,
Balance ses tcha tcha dans la Valse des fifres
Autour, aux premiers rangs, parade le gandin
Le notaire pend à ses breloques à chiffres.
Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :
Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames
Auprès desquelles vont, officieux cornacs,
Celles dont les volants ont des airs de réclames ;
Épatant sur son banc les rondeurs de ses seins,
Une bourgeoise à corsage clair, et cuisse flamande,
Savoure sa glace d'où la crème par brins
Déborde , vous savez, c'est de la contrebande
Le long des gazons verts ricanent les voyous
Et, rendus amoureux par le chant des trombones,
Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious
Caressent les bébés pour enjôler les bonnes...
Moi, je suis, débraillé comme un étudiant,
Sous les marronniers verts les alertes fillettes :
Elles le savent bien ; et tournent en riant,
Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.
Je ne dis pas un mot : je regarde toujours
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles :
Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin après la courbe des épaules.
J'ai bientôt déniché la bottine, le bas...
Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres.
Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas...
Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
Style of Music
Vaudeville, Sound Collage, slow sad, 60-80 BPM