歌詞
(Refrain)
Senones, la nuit, m’appelle et m’enlace,
Sous la brume douce, le passé me passe,
Les rues respirent, les pierres me sourient,
Je reviens toujours à Senones, la nuit.
I.
Je marche encore sur la place endormie,
L’écho du clocher vibre, et me suit,
Sous les tilleuls, la rivière chuchote,
Des mots d’autrefois que mon cœur redécode.
L’Abbaye s’élève, grave et dorée,
Son âme veille, jamais effacée,
Je me souviens — l’enfant que j’étais,
Courait dans l’ombre où tout scintillait.
(Refrain)
Senones, la nuit, m’appelle et m’enlace,
Sous la brume douce, le passé me passe,
Les rues respirent, les pierres me sourient,
Je reviens toujours à Senones, la nuit.
II.
Les volets fermés gardent des secrets,
Les chats s’étirent sur le vieux pavé,
Un parfum de bois flotte dans l’air,
Mêlé d’anciennes prières, légères.
Le vent s’attarde au pont du Rabodeau,
Et l’eau reflète mille flambeaux,
Je ferme les yeux, tout devient poésie,
Mon cœur s’éclaire à Senones, la nuit.
(Refrain)
Senones, la nuit, m’appelle et m’enlace,
Sous la brume douce, le passé me passe,
Les rues respirent, les pierres me sourient,
Je reviens toujours à Senones, la nuit.
III.
J’entends des voix au détour des ruelles,
Les rires d’amis, les heures rebelles,
Nous rêvions grand sous le ciel ouvert,
Le monde semblait si pur, si clair.
Aujourd’hui encore, quand tout s’endort,
Je sens ces instants frapper à ma porte,
Et dans l’écho d’un clocher qui fuit,
Je redeviens moi, à Senones, la nuit.
(Refrain final)
Senones, la nuit, m’appelle et m’enlace,
Sous la brume douce, le passé me passe,
Les rues respirent, les pierres me sourient,
Mon âme demeure à Senones, la nuit.