Devant le cabaret qui domine la rade, Lolo, portivyen et rude camarade, Le vieux marin du port Racontait quel fut son sort
Oui, les gars, voilà soixante ans aujourd’hui, Leur dit-il, que je suis entré dans la marine Et que j’ai pris la mer sur la belle ondine Un langoustier , pourri, tout au plus bon à bruler.
qui faisait la sardine Avec le vent arrière et la brise bien faite. J’avais grandi, pieds nus, à trainer sur le quai Quand un vieux gars du coin ccepte de m’embaucher
Un matin de Juillet et par un vent clément Derrière Té viec arrivait un cargo Il naviguait de groix vers belle-ile droit devant Fendant la mer et les flots dans le jusant.
Une petite heure après nous avoir doubler le pontoporos C’était son nom Il avait fier allure avec ses cheminées Puis il s’éloigna vite sur la ligne d’horizon.
Le lendemain matin, Les langues allaient bon train Le cargo après une avarie avait fini par coulé Les marins dans les baleinières avaient été sauvés Le père Kangueil décida d’aller inspecter.
En faisant route Begue node au niveau du foso J’avais bien repéré une boule noire dérivant Elle suivait le courant et bien à fleurs d’eau Elle s’échourait sans doute sur la plage de l’estran.
Notre vieux voilier ayant fait le tour du naufrage Nous ne trouvions seulement qu’un aviron de nage On rentrait donc au port , on irait chez Bertine Car le déplacement vallait bien une chopine.
Tard dans la nuit, par le chemin du fozo La mer était basse et bien claire la lune Je repérais vite fait la bouée d’infortune Au bout de la corde il y avait un cadeau
Une petite malle lestée et pis à l’intérieur Une bonne centaine de pièces en or. J’étais riche à présent mais mon plus gros effort C’était de ne rien dire et vivre sans confort.
Les années ont passées je n’ai pas investi Dans un château breton ni dans un langoustier Je suis resté moi même et toute ma fortune J’lai bu en chopine en révant sous la lune
Stile di musica
Traditional Folk, Latin Folk, Celtic Music, Joy, Male Voice, 60-80 BPM