Ouais... J’crois qu’on grandit jamais vraiment On apprend juste à cacher les blessures autrement…
Petite, j’passais mes doigts dans tes cheveux Assise derrière toi, j’me sentais dans les cieux Y’avait qu’toi et moi contre le reste du monde Notre amour était simple, profond comme une onde
Tu m’disais : “ souris à la vie et la vie te sourira ” Alors j’forçais un sourire même quand ça n’allait pas Depuis le divorce, y’a des morceaux qu’on recolle Mais certaines cicatrices restent coincées dans la colle
J’te voyais forte même quand tu pleurais le soir T’essayais d’cacher la peine derrière ton regard Moi j’grandissais vite avec la peur dans le ventre Cherchant encore ma place quand tout s’effondre au centre
Sylvie… dis-moi où t’es partie ? J’te reconnais plus depuis qu’Patrick partage ta vie J’ai l’impression qu’tes mots ne viennent plus de toi Comme si j’te perdais doucement sans faire de bruit parfois Et moi j’crie dans le silence de nos conversations Avec un cœur trop lourd rempli d’incompréhension J’veux retrouver ma mère avant que tout s’abîme Avant qu’les souvenirs deviennent que des ruines
Patrick est arrivé, tout a changé d’couleur Comme si ton sourire cachait maintenant des peurs T’étais celle qui décidait, celle qui pensait fort Aujourd’hui j’ai l’impression qu’tu t’effaces encore
Peut-être qu’il t’aime, peut-être que j’me trompe aussi Mais pourquoi depuis lui j’te sens tellement loin d’ici ? Avant tu lisais mes silences sans même un mot Maintenant même mes larmes semblent tomber dans l’eau
J’ai touché l’fond plusieurs fois sans réussir à vivre Mes tentatives criaient c’que ma bouche n’pouvait dire J’avais besoin d’toi, d’ton regard, d’ta présence Mais j’me sentais seule au milieu de nos absences
Sylvie… dis-moi où t’es partie ? J’te reconnais plus depuis qu’Patrick partage ta vie J’ai l’impression qu’tes mots ne viennent plus de toi Comme si j’te perdais doucement sans faire de bruit parfois Et moi j’crie dans le silence de nos conversations Avec un cœur trop lourd rempli d’incompréhension J’veux retrouver ma mère avant que tout s’abîme Avant qu’les souvenirs deviennent que des ruines
J’t’en veux pas d’avoir voulu être aimée Mais moi aussi j’avais besoin d’être sauvée Et même si la colère a noirci quelques pages Dans mon cœur t’auras toujours ton image
La femme qui riait pendant qu’j’coiffais ses cheveux La mère qui m’prenait dans ses bras quand ça allait peu J’cherche encore cette chaleur dans le froid d’aujourd’hui Parce qu’au fond… maman, tu me manques infiniment la nuit
Alors j’souris à la vie… Comme tu me l’as appris Mais parfois la vie sourit moins Quand la personne qu’on aime s’éloigne dans un monde lointain...