Je suis né à Pontivy un jour de février Bercé par les signaux d’un chenal tout tracé Ondulant aux marées en suivant le premier Je laissais le hasard défricher mon passé
Découvrant mon village au détour de la vie D’un survol trop rapide je témoignais l’envie D’y voir mes racines, l’ascendant qui revit D’y chanter mon futur, mon destin assouvit
En renaissant ainsi d’une enfance profonde J’admirai devant moi les îlots de mon cœur les bangors balédan et lîlot de téviec et puis des rividi jusqu’à basse corvec.
Chaque soir j’assistai au coucher du soleil Poursuivant sa route d’ivresse rougeoyant Riaient les mouettes sifflant l’azur vermeil Les peupliers du douette devenaient larmoyants
Ivy était venu pour créér ce pays L’isthme de pain tièvre rayonnait de touristes Que de beaux paysages voyaient les gens d’ici Abruti d’extase je me contemplais triste
Revenant sur mes pas j’atteignais Quiberon Passant par saint pierre voir yvon pour une heure J’emportais avec moi ma gourde biberon un peu de cidre brut, et des galettes au beurre
Un matin sous la pluie au sud de kerbourgnec Je visitais trempé quelques alignements Les géants endormis oubliés en l’état Se dressaient immobiles et fièrement
Partant joyeux le long de la côte d’ici Avec pour compagnon mon chien ce bel ami Je rêvais aux chemins de belles prophéties En longeant les sentiers le long des taillis
Un silence docile assommait une plage Celle de derrière le quai à l’écart du village Suffoquant de chaleur je me suis endormi Sous le soleil d’été traversant les nuages
Des échos de voix non loin résonnait près de moi J ‘en reconnu certains, Lolo, jeannot lapin Et puis à côté d’eux l’accent d’la mère gentil Elle leur disait les gars faudrait boire un peu moins Vous pourriez travaillez un peu et boire dans la journée Au café chez alice, Un thé de temps en temps Des grands rires éclatèrent et immédiatement Ida, tu nous prends pour des cons, on n’est pas des fégnants.
Bien sûr je me réveillais eu sueur un peu agard Ma petite sieste réparatrice s’était mue en cauchemard. Ah que les regrettes, tous ces anciens du coin Ils racontaient la vie à l’abri du marin.
Le beau temps s’éloignait des baigneurs de l’été La côte s’encombrait d’une grisaille monotone Et Les lignes épurées de ces jeunes bretonnes Ravivaient les reflets de mes tendres années
Ma jeunesse perdue, soudain, me revenait Me traversant l’esprit en songes poétiques Allumant ma vision la beauté devenait Cet amour libéré de mon bonheur éthique
Estilo de música
Irish Folk, Latin Folk, emotional, Male Voice, 60-80 BPM